27 février 2008

SEANCE DE SEPTEMBRE 2006

Madame_Bovary

LE CHOIX DE POWERMATE : Madame Bovary de Gustave Flaubert

Pour un classique, quel classique! J'avais lu ce livre, je crois, quand j'avais 17 ou 18 ans, bien après le bac de français pour lequel pourtant il était conseillé d'avoir lu Madame Bovary. Le film de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert m'avaient poussé à tenter la lecture. C'est avec une nouvelle curiosité que je me suis plongé dans ce récit des moeurs villageoises, chef d'oeuvre du XIXe siècle et considéré comme le premier roman réaliste en France. J'ai pleinement redécouvert ce roman. Bien sûr je connaissais déjà l'histoire, j'en avais mémorisé les principaux épisodes (la séduction de Léon Dupuis, la folle tentative de fuite avec Rodolphe, l'adultère dans un fiacre, le suicide) et les personnages incontournables (Homais et Lheureux). Mais on ne lit pas la même chose quand on a 18 ans et quand on en a 30. On n'a pas vécu les mêmes choses non plus, heureusement. C'est donc avec l'oeil ironique de Flaubert que j'ai voulu reprendre les pas d'Emma et je reconnais que ce roman, s'il n'égale pas Eugénie Grandet de Balzac pour ce qui est de la drôlerie, est un manifeste contre la suffisance et la fatuité, contre la bêtise qui parfois va avec, hélas. Pour son style parfait (si si!), ses formules comiques, ses rebondissements volontairement patauds, ses héros ridiculement cuistres, Madame Bovary demeure toujours mon livre de chevet...

POWERMATE

J'avais lu Madame Bovary à 15 ans et j'en gardais un souvenir du genre "pauv' Emma, je la plains...". Il y a quelques années, une de mes profs de fac m'avait dit "relisez le maintenant, votre appréciation sera différente." Et elle avait raison ! J'aime toujours autant ce roman mais pour d'autres raisons. Finalement, quelle bécasse cette Emma ! Elle se complet dans un romantisme digne du dernier roman à la mode. Son ridicule est d'ailleurs renforcé par l'ironie du narrateur. La petite bourgeoisie provinciale en prend également pour son grade. C'est férocement bien vu et toujours d'actualité, surtout quand on connaît Rouen et sa région... La scène du fiacre est toujours aussi délicieuse. Quelle santé ce Léon tout de même ! Quant au suicide de notre héroïne, il ne pouvait en être autrement. Aucun homme au monde n'était taillé pour satisfaire une telle exaltée au long terme. En tout cas, la pauv' Emma qui sommeillait en moi est morte, elle aussi, et c'est tant mieux !

LOVEY DOVEY

Posté par petitesamies à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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