27 février 2008

SEANCE DE SEPTEMBRE 2007

Les_lois_de_l_attraction

LE CHOIX DE LOVEY DOVEY : Les lois de l'attraction de Bret Easton Ellis

Accroche prometteuse, sujet intéressant (sex, drugs et rock'n roll dans un campus américain où la bière coule autant que les hormones), l'idée d'y croiser des junkies cochons et des récits sulfureux quitte à moi-même être choqué (et il en faut)... Les amies d'Annie s'encanaillent. Est-ce parce que les héros sont tous névrosés et pourraient me ressembler à certaines périodes de ma vie que je les ai tous détestés et que ce roman m'a paru indigeste?

POWERMATE

J'ai accroché tout de suite au style de narration, que j'ai trouvé original. J'ai détesté les personnages qui me faisaient presque pitié et leur milieu à mille lieues du mien ; pourtant c'est un roman que j'ai dévoré d'une traite.

BÉALALA

J'avais un peu plus de 20 ans quand j'ai lu pour la première fois ce roman et c'était mon premier Bret Easton Ellis. J'avais adoré à l'époque et c'est toujours le cas pour plusieurs raisons. D'abord, la narration avec cette première phrase qui n'en est pas une et les voix multiples. Ensuite, la répétition et l'ennui que vivent les protagonistes : ils sont pitoyables sans être pour autant aussi blasés qu'ils veulent en avoir l'air. Enfin et surtout le personnage de Paul. Sans trop en dévoiler, il est hors réalité, comme j'ai pu l'être à certains moments de mon adolescence. A noter que ce roman a été adapté au cinéma en 2003 par Roger Avary.

LOVEY DOVEY

Bret Easton Ellis nous raconte, avec un style narratif particulièrement original, la vie d'étudiants friqués sur un campus américain. Résultat : alcool, drogue et débauche à tous les étages. Paumés, égocentriques, blasés, hypocrites, ils se moquent de leurs études, de leur avenir et encore plus du sort de leur voisin de palier. Antihéros par excellence, les personnages d'Easton Ellis fantasment, se trahissent et font payer à leurs parents d'avoir "démissionné". C'est pour moi un livre totalement génial et troublant car on ressent beaucoup de compassion pour ces "brebis égarées" et en même temps une fascination un peu morbide devant ce naufrage. C'est un peu comme un accident de la route : on trouve ça horrible mais on ne peut pas s'empêcher de regarder. Un roman qui nous balance nos plus bas instincts à la figure. On en sort mal à l'aise mais après tout c'est aussi fait pour çà la littérature.

L'APOTHICAIRE


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